lundi 3 septembre 2018

Houthem - Bientôt un centre de loisirs pour enfants

Le matériel lié à la culture des pommes de terre était une spécialité houthémoise. La page est tournée, mais le site renaîtra en 2019.
renaîtra en 2019.
La société Grimme, constructeur allemand de machines agricoles pour pommes de terre, betteraves et légumes, vient de quitter son implantation de la rue de la Cortewilde, à Houthem. Les arracheuses et autres engins qui se trouvaient sur place, de même que le matériel, ont été déménagés à Roulers, Ovenhoek n° 4.
En effet, début juin, le constructeur a inauguré un site construit sur une parcelle d’un hectare avec un hall d’exposition, des bureaux et un entrepôt pour les pièces détachées. Il déplace ainsi sa base pour la Belgique de Houthem à Roulers, conservant le même personnel.

La Belgique, un gros marché
Le dirigeant de la société, Franz Grimme, a justifié cet investissement par le fait que la Belgique est l’un des marchés les plus importants pour la marque, puisque le pays est le plus grand exportateur au monde de produits surgelés à base de pommes de terre et de légumes. Une vingtaine de personnes travaillent pour Grimme en Belgique.
En s’installant à Roulers, la société rejoint ses deux concurrents belges, AVR et Dewulf, qui y possèdent aussi le siège social.
La réhabilitation du site de la Cortewilde n’a pas tardé puisque des aménagements sont déjà en cours afin d’installer un centre de loisirs pour enfants.
Le permis d’urbanisme, délivré le 21 mai, est au nom de la s.a. Roderco, représentée par Christian Vanderstichelen, domicilié à Coxyde, qui n’est autre que l’ancien exploitant et propriétaire des lieux. Le bureau cominois Demuysère & Ponchaux Architectes est en charge du projet. Les premiers cris d’enfants devraient résonner pour la fin 2018.
Du matériel agricole depuis 70 ans
Mine de rien, avec le départ de Grimme, c’est une entreprise vieille de 70 ans qui disparaît de la carte cominoise. En effet, tout a commencé en 1948 quand Norbert Vanderstichelen s’est installé dans la rue de la Cortewilde, en face du site actuel, comme maréchal-ferrant et forgeron. Les agriculteurs le sollicitent pour fabriquer des semoirs, des herses et d’autres machines.
Le succès est bien vite au rendez-vous et il se spécialise dans les machines à pommes de terre. Dès 1958, il devient importateur de Bergmann et, en 1976, de Grüse, ancien nom de Grimme. Entre-temps, en 1969, une filiale française est ajoutée, installée à Comines France.
Les activités ne cessent de grandir et un hangar est construit en 1970. Le complexe atelier, magasin et bureaux, comme il se présente actuellement, voit le jour en 1999. En 1982, Norbert laisse les rênes de la société belge à son fils Christian, tandis que la partie française est gérée par son fils Louis-Philippe.
En 2013, la S.A. Vanderstichelen est reprise par le constructeur Grimme. Les activités continuent sous le nom de Grimme Belgium. Du côté français, le site de Comines France disparaît, absorbé dans Grimme France, basé à Feuchy (Arras). - L'Avenir


samedi 18 août 2018

Comines - Cinq services en un seul bâtiment


Cinq services en un seul bâtiment
Lié aux activités chrétiennes du passé, le site de Solidarité Hainaut Picardie était peu fonctionnel. Tout sera regroupé dans un seul bâtiment.
La Mutualité chrétienne de Hainaut Picardie vient d’introduire une demande de permis d’urbanisme en vue de la démolition et de la construction d’un immeuble de bureaux avec un rez-de-chaussée commercial, rue de Wervicq 12-16. Le site porte sur des biens appartenant à Solidarité Hainaut Picardie (Tournai) pour sept parcelles et à l’association des œuvres paroissiales du doyenné de Comines, pour trois parcelles. Etau Architects, basé à Bruxelles, a conçu le projet, qui était dans l’air depuis des années.
Entrée par la rue du Sentier
À la consultation du dossier, au service Urbanisme communal, on apprend que la volonté est d’unifier cinq activités différentes, en réorganisant la configuration actuelle des lieux. Celle-ci, il faut bien l’avouer, est peu fonctionnelle, avec un aspect architectural pour le moins disparate.
Ces cinq activités sont le magasin Qualias (actuellement installé en face, rue de Wervicq), de même que des bureaux pour les Mutualités Chrétiennes, pour la confédération des syndicats chrétiens (CSC), pour l’aide et soins à domicile (ASD) et pour l’ASBL Echelle. L’entrée des services pour les véhicules est prévue par la rue du Sentier, alors qu’elle se fait actuellement via un étroit porche, rue de Wervicq.
En bref, le projet consiste à abattre le bâtiment de la rue de Wervicq occupé par la CSC, de même que ceux situés à l’intérieur de la cour: la rangée de garages, les bureaux occupés par l’ASD et les Mutualités et le logement occupé autrefois par les Sœurs de Béthanie.
Leur emplacement actuel permettra d’agrandir la cour en vue d’augmenter le nombre de places de parking. À noter que le bâtiment occupé par le centre psycho-médico-social n’est pas concerné. Tout comme la salle du Gîte, la cour et les annexes en mauvais état, qui se trouvent derrière le PMS.
Un bâtiment unique de 949m²
Côté rue du Sentier, qui deviendra l’unique accès en voiture, un garage et des remises seront abattues. Un garage sera reconstruit, de même qu’une cuisine à titre de compensation. Une grille sécurisera les lieux.
Un nouveau bâtiment fonctionnel sera construit dans la rue de Wervicq, dans une brique d’un ton rouge-brun, reliant les maisons et le complexe de Nadine Salembier Diffusion. D’une dimension de 949 m2, il permettra une belle visibilité et une grande accessibilité au public, d’autant plus que le centre-ville est à proximité.
Les différents espaces commerciaux et de bureaux s’agencent autour d’un ensemble d’espaces communs. Le rez-de-chaussée accueillera le magasin Qualias et les locaux des Mutualités, via une galerie traversante.
Au premier étage se trouvent les bureaux de la CSC, de l’ASBL Échelle et de l’ASD, desservis par un couloir. On y trouve également des espaces communs dont peuvent profiter les personnes travaillant dans le bâtiment: cuisine, WC, espace d’entretien et salle d’attente. Deux salles de réunion sont prévues au deuxième étage, ainsi qu’un espace polyvalent.
La demande de permis d’urbanisme est en cours jusqu’au 30 août. Le dossier est consultable au service Urbanisme communal, lors des heures de bureau. Des remarques orales et écrites peuvent y être déposées.
Via la rue du Sentier
L’accès des véhicules se fera via la rue du Sentier. Le mur sera abattu, de même que le garage et la remise. Ces démolitions seront accompagnées de l’agrandissement de la maison sise au n°14, pour laquelle sont prévues la construction d’un garage neuf et la transformation de la remise existante en cuisine.
L’extension prendra place sur un seul niveau, afin de créer une continuité avec les constructions voisines et la maison sur laquelle elle s’ouvre. L’accès ne sera possible que pour le personnel; les visiteurs sont priés de rentrer via la porte de la rue de Wervicq et doivent donc se garer à l’extérieur.    - L'Avenir


vendredi 3 août 2018

Place Comines-France

Pour une place piétonne
La Grand-Place réaménagée sera équipée d’une fontaine à jets d’eau et d’un banc de granit anti-intrusion.
Beffroi, hôtel de ville et église font la fierté des Cominois. Pour être en adéquation avec ces chefs-d’œuvre, le centre va subir un lifting.
Après l’église magnifiquement restaurée, Comines France va poursuivre la rénovation de son centre-ville. Elle consiste à réaménager la place et ses abords, grâce à des subsides octroyés par la MEL (Métropole Européenne de Lille), dans un projet baptisé «Cœur de ville».
Avant la période estivale, lors d’une réunion en la salle Lys Arena, le maire Alain Detournay a présenté les travaux. «Ils permettront, en conservant un esprit typique flamand, de mettre en valeur l’église Saint-Chrysole, l’hôtel de ville et les magnifiques façades, et de redonner à la place son usage exclusivement piéton et sa vocation première d’accueil de manifestations festives.
Ces aménagements conduits par la MEL, sous le contrôle de l’architecte des Bâtiments de France, donneront un cachet supplémentaire au centre-ville, renforceront son attractivité et dynamiseront l’activité du commerce cominois.»
Qu’en retenir?
1. La place retrouvera sa fonction première, dédiée aux piétons et à l’organisation de manifestations telles que la ducasse ou la fête des Louches. Elle continuera à accueillir les marchés hebdomadaires. L’accès y sera réservé aux véhicules autorisés: riverains, commerçants, corbillard, ramassage des déchets ménagers, etc.
Elle sera équipée d’un nouveau mobilier urbain, d’une fontaine sèche dotée de plusieurs dizaines de jets et de leds et un long banc de granit pouvant faire office d’obstacle anti-intrusion la bordera côté rue de la République.
2. Le jardin public sera entièrement réaménagé. Le kiosque sera restauré, une aire de jeux sera installée et de nouvelles allées seront tracées. La maison du gardien sera réhabilitée et équipée de toilettes publiques. Un parking de 33 places sera aménagé le long de l’ancien mur de briques qui fera l’objet d’une expertise par l’INRAP. Il sera protégé et mis en valeur si son intérêt historique est confirmé.
3. La gare routière sera déplacée avenue de Versailles, à proximité de la gare SNCF, permettant ainsi aux usagers de combiner les moyens de transport et d’utiliser notamment le garage à vélos installé par la MEL au rond-point de la rue des Processions. L’Hôtel de ville continuera à être desservi par l’ensemble des bus qui y ont actuellement un arrêt.
4. Le stationnement sera interdit sur la place, mais pourra se faire à proximité, car 123 places réparties en cinq zones seront créées: 28 dans le square Philippe de Commynes (l’entrée se fera via le passage entre l’église et le presbytère, une fois son ancien garage démoli et la sortie, côté rue du Château); 28 à l’arrière et sur le côté de l’Hôtel de ville; 33 places végétalisées dans le jardin public; 17 à l’angle de la rue des Bateliers et de la rue basse Bretagne et 8 places rue de la République.
 Marie-France PHILIPPO - L'Avenir
Travaux achevés pour début 2020
Des fouilles ont été entreprises du 22 mai au 21 juin. Les résultats ont été tenus secrets.
Côté timing, les travaux devraient s’étaler sur 18 mois. Ils ont débuté le 22 mai par des fouilles préventives menées par l’Institut National de la Recherche Archéologique (INRAP), sur la place, le jardin public et le square Philippe de Commynes.
Elles se sont achevées le 21 juin; ce qui a permis de stationner à nouveau, pour quelques mois, sur la place.
«Le bilan de ces investigations, attendu pour novembre, va déterminer s’il y a lieu ou non de réaliser des fouilles approfondies, précise Alain Detournay. Si ce n’est pas le cas, les travaux pourront commencer directement.»
À terme, dans le cadre de la requalification du tracé de la Lys, le jardin public sera ouvert sur un chemin du halage qui devrait être aménagé. La création d’un îlot dédié aux loisirs et dont l’accès se fera via un ponton en bois est également programmée.
On estime les coûts à un million pour la Ville et 2,5 millions pour la MEL.

lundi 18 juin 2018

Warneton - Étude d’incidences pour la plateforme

Étude d’incidences pour la plateforme
Nouvelle affiche jaune dans les parages de l’usine Clarebout. Cette fois pour une plateforme bimodale
Le Service Public de Wallonie, département des voies hydrauliques de l’Escaut, direction de Tournai, qui est représenté par Pierre Clément, a fait parvenir une demande de permis d’urbanisme au fonctionnaire délégué relative à l’aménagement d’une plateforme bimodale au Pont Rouge.
Le projet consiste en la création d’une voirie privée, de la déviation du ruisseau de la Warnave (non navigable de deuxième catégorie) et de la mise sous pertuis sur une distance limitée du ruisseau Six (non navigable troisième catégorie).
Il est demandé une dérogation au plan de secteur puisque le projet est situé en zone agricole. La création de la plateforme est également soumise à une étude d’incidences sur l’environnement.
L’affichage de la demande de permis d’urbanisme a été effectué le 15 juin. L’enquête s’ouvre le 28 juin et se termine le 27 août.
Le dossier est consultable à l’hôtel de ville de Comines, service urbanisme.
M-F.Ph

mercredi 9 mai 2018

Comines - Six appartements, rue des Bleus Vintes -



 La S.A. Demuyck Bouw, établie à Moorslede, vient d’introduire une demande de permis d’urbanisme en vue de la construction d’un immeuble à six appartements, dans la rue des Bleus Vintes.
L’architecte du projet est le Bizétois Damien Van Massenhove. Celui-ci consiste à insérer un immeuble sur le terrain boisé entre le magasin La Houblonnière et l’habitation n° 2; le tout appartenant à la famille Heughebaert. Des places de parking sont prévues à l’avant et à l’arrière. La hauteur au toit atteint les 12 mètres et le bâtiment avec un rez-de-chaussée et deux étages s’étend sur 18 mètres de long. Le dossier est consultable au service technique jusqu’au 14 mai.
 - L'Avenir

jeudi 15 mars 2018

Travaux à la salle des sports de Warneton


Les travaux de la salle des sports de Warneton se poursuivent sans relâche. Sous l’impulsion de la société Tradeco, le bâtiment est maintenant fermé complètement
 L’isolation et le nouveau revêtement de toiture sont installés tout comme les panneaux d’isolation des murs de la salle.

La création de la zone latérale est réalisée. Dans la nouvelle partie basse, les maçonneries tout comme l’isolation sont à présent terminées.Place donc à la pose de la chape de sol. Les châssis de la salle des sports ainsi que ceux de la nouvelle cafétéria sont également posés. Côté sanitaires, la société SuperSani est à pied d’œuvre pour l’installation des systèmes de chauffage et de ventilation ainsi que les douches et toilettes. Les groupes de ventilation ont été installés sur la toiture. A la suite du programme, les travaux d’aménagement des abords directs de la salle ainsi que le début de pose du bardage en bois sur les parois latérales. Les travaux d’installation du chauffage ainsi que l’installation électrique se poursuivront donc tout comme la pose des faïences dans les douches. A noter également que divers aménagements sont prévus en lieu et place des anciens vestiaires et à l’étage (utilisé notamment par la Radio Locale Libellule FM) par le service technique communal. Deux petits espaces sportifs seront ainsi créés pour accueillir de petits groupes scolaires et d’autres activités sportives en soirée ou en journée. D'autres photos ici

Houthem -

La SPRL Texo, représentée par Stefaan Deback, rue Théodore Kluber, 1b à Dottignies, a demandé un permis d’urbanisme en vue de construire 25 habitations de part et d’autre de la rue de la Marlière, sur une longueur de voirie de quelque 230 mètres.
Le projet implique l’élargissement de la voirie existante, la création d’un fossé et l’aménagement d’une voie lente.
Le projet est soutenu par le bureau d’architecture cominois Atelier AR, de Jean-François Ryckebosch. La construction est prévue en cinq phases correspondant aux cinq parcelles. Une variété de typologies est envisagée: cinq maisons de quatre façades, seize de trois façades et quatre de deux façades. Toutes possèdent trois chambres.
Maisons clé sur porte
À l’est de la voirie, les maisons sont implantées avec un recul minimal de 6 mètres par rapport à l’espace public; à l’ouest, l’implantation se fait dans l’alignement de la maison. Façades et toitures font état d’une grande variété de couleurs.
Marlière: 25 habitations en projet
Les habitations seront vendues clé sur porte. De nombreuses plantations donneront un aspect de verdure au lotissement.
Un dévoiement est prévu pour permettre le croisement des véhicules en deux endroits de la rue de la Marlière et une voie lente pour piétons et cyclistes sera aménagée, avec une séparation de la voirie pour voitures grâce à un fossé. Le projet se situe en dehors de la zone cartographiée comme inondable.

Le dossier est consultable au service urbanisme jusqu’au 5 avril inclus. Les réclamations et observations écrites peuvent adresser jusqu’à cette date au collège; le service urbanisme se tient à votre disposition pour les observations orales, le 5 avril, de 8 h 30 à 12 h.
Depuis quelques mois, en plus des affiches jaunes d’avis d’urbanisme, sont apparues également des affiches vertes. Renseignement pris auprès de François Declercq, du service Urbanisme, il s’agit de l’application d’une nouvelle réglementation de la Région wallonne, en application depuis le 1er juin 2017.

Des affiches jaunes ou vertes En résumé, le jaune est réservé aux enquêtes publiques prévues par la loi ou demandées par le collège. «Cela implique aussi que des courriers soient posés dans les boîtes aux lettres dans un rayon de 50 mètres. Les situations concernées: construction ou reconstruction de bâtiments avec modification de hauteur, de destination, inscrits sur une liste de sauvegarde, etc. Utilisation d’un terrain pour le dépôt de véhicules usagés, de déchets, etc. Modification de voirie ou existence d’une servitude.»
Les affiches vertes renvoient à une annonce de projet et concernent d’autres situations, souvent avec moins d’impact sur le voisinage.




Comines- Rue Romaine: quatre habitations

Rue Romaine: quatre habitations
À Comines, Steven et Mieke Deprez-Leroy, demeurant rue de Dadizele, 22 à Houthem ont fait une demande d’urbanisme en vue de la construction d’un bloc de quatre habitations, rue Romaine, en face de l’école technique.
Le dossier est consultable au service urbanisme jusqu’au 26 mars inclus. L’architecte du projet est le Cominois Frédéric Domicent.
Reculées par rapport à la voie publique, les quatre maisons sont accolées mais ne sont pas alignées. Les deux premières sont en décalage par rapport aux deux suivantes. Toutes possèdent trois chambres et des places de stationnement hors de la voie publique.
  - L'Avenir

jeudi 1 mars 2018

Comines- Chaussée de Wervicq

Sept appartements et huit garages
La petite maison jouxte un grand terrain. De quoi construire un bloc de sept appartements à la place
Si l’on en croit les annonces qui viennent d’être placardées sur l’habitation numéro 192 de la Chaussée de Wervicq, dans le quartier du Godshuis, celle-ci est sur le point d’être abattue.
En effet, en date du 15 janvier 2018, le collège échevinal a donné son approbation au permis d’urbanisme introduit par la nv Concorde, de Wervicq. Cette société va démolir la maison et les garages à l’arrière pour construire un immeuble de sept appartements, accompagnés de huit garages. Comme en atteste la plaque incrustée dans la façade, cette habitation a été construite en 1926 et faisait donc partie des premières qui ont été reconstruites après le carnage de 14-18.
 - L'Avenir

jeudi 22 février 2018

DEÛLÉMONT-WARNETON - Les hautes sphères de l’État interpellées

Les hautes sphères de l’État interpellées
Les défenseurs de l’environnement ne baissent pas les bras face à «l’envahisseur» Clarebout. Ils actionnent divers leviers.
L’association «Deûlémont défense de l’environnement» a organisé sa troisième assemblée générale. «Une année pleine d’événements et de rebondissements», a commenté la présidente Élisabeth Dumoulin, tout en énumérant la liste des actions entreprises afin d’agir contre les nuisances de l’entreprise Clarebout. Des dizaines de courriers ont été envoyées à des responsables belges et français, du premier ministre Édouard Philippe au procureur du roi de Tournai.
Parmi les faits récents, signalons la réception d’un courrier en date du 11 janvier 2018 venant d’Anne Rubinstein, cheffe du cabinet du ministre Nicolas Hulot, en charge de l’écologie, qui signale avoir transmis les informations au préfet des Hauts-de-France afin qu’il agisse.
Le 16 janvier, la députée Brigitte Liso a transmis le dossier au secrétaire d’État Sébastien Lecornu, tout en l’invitant à venir se rendre compte sur place. Le suppléant de la députée, Amaury Bridoux, kiné à Houplines, était d’ailleurs présent lors de l’assemblée générale.
À chaque contact, les défenseurs de l’environnement pointent du doigt que, rive française, on donne de l’argent pour établir des corridors écologiques et que, rive belge, on bétonne et on pollue allégrement.
Plateforme bimodale: du retard
La plateforme bimodale du Pont-Rouge est annoncée pour 2018. Le maire de Deûlémont, Christophe Liénart, multiplie les contacts pour tenter d’en savoir davantage sur ce nébuleux projet belge, financé en partie par l’Union Européenne.
«Il y a clairement de la rétention d’informations. Je suis allé à une réunion à Courtrai. Sur un plan, à hauteur de Deûlémont, se trouvait le numéro 41. Il correspondait à un quai de chargement en construction. Je suis intervenu et j’ai demandé des précisions. Personne n’a voulu me répondre, même pas la bourgmestre de Comines-Warneton.
Une évidence: le projet prend du retard. Le 28 janvier dernier, je suis allé au Service Public de Wallonie, à Mons, pour rencontrer l’architecte Madame Panza; de même que Monsieur Deleu, qui s’occupe du dossier.»
En faire un cas d’école
Michel Plouy, Armentiérois qui siège au conseil départemental, a félicité les membres de l’association pour leur combat: «Combien de montagnes faudra-t-il que vous souleviez? D’évidence, c’est inadmissible qu’un privé impose sa loi à la puissance politique belge. Il faut continuer la lutte pour en faire un cas d’école. Il y a un vide juridique européen, les vrais outils n’existent pas encore, n’est-ce pas l’occasion de les créer?»
Certains sympathisants ont évoqué les accidents et incendies à répétition. Le matin même, à 8 h 50, un bruit assourdissant et très intense s’est fait entendre durant 20 minutes. Le fait a directement été signalé à l’entreprise, qui leur a répondu via Aline Belpaire, la responsable environnement: il s’agissait d’un problème de sonde, qui a entraîné le fonctionnement d’une soupape de sécurité. Mais tout est rentré dans l’ordre…
 - L'Avenir